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Plan National de Régularisation des Etrangers en RD : Les autorités haïtiennes doivent agir en toute urgence Spécial

Posté le 16 juin 2014 par PAPDA

Les inscriptions au Plan national de régularisation des étrangers (PNRE) en République Dominicaine ont démarré le 2 juin 2014, avec des difficultés pour de nombreux ressortissants-es haïtiens. Ces derniers, malgré leur dévouement à se faire enregistrer se sont heurtés à un véritable obstacle : celui des documents exigés par les autorités dominicaines. Face à cette situation, le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) appelle les autorités haïtiennes à agir en toute urgence pour permettre aux migrants-es haïtiens de sortir de l’impasse.

Selon des informations parues dans les journaux en ligne dominicains, l’un des problèmes auxquels font face les autorités dominicaines dans le cadre du processus de régularisation des étrangers vient des ressortissants haïtiens. Ces migrants-es ne sont pas en mesure de compléter leur inscription au PNRE en raison d’un manque de documents.

A noter qu’un lot de trois documents -acte de naissance, carte d’identité et passeport- est exigé par les autorités dominicaines dans le cadre du plan de régularisation.

Le GARR se dit inquiet de l’aboutissement de ce processus qui pourrait ne pas être favorable à la majorité d’immigrants-es haïtiens en situation d’irrégularité en République Dominicaine.

Il croit que les autorités haïtiennes doivent agir en toute urgence pour éviter que nos ressortissants-es tombent dans les pièges tendus par l’Etat dominicain qui tend à régulariser une quantité infime d’immigrants-es haïtiens.

Signalons que l’Etat haïtien s’était engagé au cours de la rencontre bilatérale tenue à Ouanaminthe, le 7 janvier 2014, à fournir des documents d’identification appropriés aux travailleurs migrants afin de compléter le processus de régularisation.

Excepté l’arrêté présidentiel paru dans le Moniteur du 16 janvier 2014, accordant à toute personne dépourvue d’acte de naissance, un délai de 5 ans pour faire régulariser son état civil, aucune annonce officielle n’est faite pour expliquer les dispositions prises qui permettraient aux migrants-es de se faire enregistrer et de sortir du coup de la situation irrégulière qui caractérise leur vie en République Dominicaine. Laquelle situation les rend vulnérables et les expose souvent à toutes sortes de violations de Droits Humains.

Il est grand temps qu’Haïti résolve ce problème de documentation qui a déjà causé trop de torts à ses fils et filles, notamment ceux et celles vivant en territoire dominicain.

Pour cela, il est indispensable que l’Etat haïtien modernise le système d’enregistrement et d’identification afin que tous les Haïtiens/Haïtiennes puissent avoir accès à leurs documents d’identité indépendamment du pays où ils/elles se trouvent. En ce sens, les procédures d’obtention de ces documents doivent être allégées et les coûts réduits.

Le GARR réitère la demande formulée à l’État haïtien qu’une unité spéciale de délivrance de passeports soit établie en République Dominicaine et que de nouveaux consulats soient ouverts dans des zones à forte concentration d’Haïtiens.



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