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Forces vives d’Haiti décrétent le Gouvernement Lavalas hors la loi

Lettre ouverte aux populations de la Caraïbe

Posté le 16 novembre 2005 par Administrateur

Ecrit le 2 février 2004

Heureusement, depuis plusieurs jours la presse de la région s’intéresse à ce qui se passe chez nous. Vous savez donc que depuis le 11 décembre 2003, l’ensemble des forces vives du pays s’est accordé pour collectivement décréter le Gouvernement Lavalas Hors la loi. A l’instar des organisations de femmes réunies au sein de la Coordination Nationale de Plaidoyer pour les Droits des Femmes (CONAP), des organisations politiques, des organisations estudiantines, des syndicats, des organisations paysannes, des organisations populaires, des organisation patronales et bien d’autres organisations de la société civiles sont unanimes pour accuser le gouvernement Lavalas avec Monsieur Aristide à sa tête de crime de haute trahison contre les populations haïtiennes. M. Jean-Bertrand Aristide a instauré au pays un terrorisme d’Etat.

Depuis les élections législatives et présidentielles contestées de l’année 2000, le Parti Fanmi Lavalas/Famille Lavalasse, de Jean-Bertrand Aristide, occupe tous les espaces de pouvoir politique. Cette mainmise absolue, a plongé le pays dans une insupportable crise qui ne cesse de se prolonger et dans laquelle le Gouvernement Lavalas est en guerre contre les populations haïtiennes. Le 5 décembre 2003, la violence politique d’Etat à culminer avec les attaques sanglantes perpétrées, avec la complicité totale de la Police, par les chimères/sbires du pouvoir, contre l’Université d’Etat d’Haïti ; attaques dont le bilan est extrêmement lourd : les locaux de deux facultés saccagés, un recteur dont les deux genoux ont été brisés à coup de barre de fer, un vice-recteur sauvagement battu, une trentaine d’étudiants-es blessés par balle et à l’arme blanche, des professeurs-es sauvagement agressés. Deux facultés ont été saccagées : des locaux, du matériel, des bibliothèques et archives académiques ont été incendiés et détruits ce, en dépit de l’inviolabilité de l’espace universitaire et du déficit éducationnel que connaît le pays.

Les manifestations antigouvernementales sont très durement réprimées par le pouvoir

Le mouvement de protestation, réclamant le départ du Gouvernement Lavalas a gagné l’ensemble pays, dans tous les milieux. Les manifestations antigouvernementales sont très durement réprimées par le pouvoir ; des protestataires sont kidnappés et arbitrairement/illégalement arrêtés ; des menaces d’assassinat planent sur les principaux-ales responsables des mouvements sociaux et politiques revendicatifs ; des représailles sont exercées sur les organisations et les personnes qui prennent part aux manifestations..

Dans cette guerre que livre le Gouvernement Lavalas aux populations civiles haïtiennes, les femmes sont tout particulièrement victimes des exactions des forces répressives et de leurs sicaires. Elles sont arrêtées, maltraitées et également extorquées de leurs avoirs. Comme durant le Coup d’Etat militaire de 1991-1994, les viols pour motif politique sont légions. Parmi les multiples cas enregistrés, il y a lieu de citer : Le cas des trois (3) membres d’une même famille (une mère et deux fillettes) à Petit-Goâve (Ouest), dans la nuit du 11 au 12 décembre 2003, en représailles des manifestations antigouvernementales organisées par des jeunes, notamment les écoliers-ères. Le cas d’une jeune femme violée dans une maternité publique de Port-au-Prince (la capitale), par des chimères/mercenaires Lavalas, alors qu’elle était hospitalisée.

Récemment, le 29 janvier 2004, deux jours avant la rencontre de M. Aristide avec le Président P. J. Patterson et les autres chef d’Etat, à la Jamaïque, la répression a gravit un autre échelon. Suite à une manifestation pacifique organisée par les étudiants-es, brutalement réprimée par la police et leurs associés - les chimère -, un manifestant a été hospitalisé après qu’une grenade tirée par la police se soit logée dans son thorax. A l’annonce de la mort de ce manifestant sur la table d’opération, des étudiants-es et des militants-es d’organisations politiques et de la société civile ont improvisé un sit-in pacifique aux abords de l’hôpital pour exprimer leur indignation face à nouveau victime de la répression. Sur ce fait, les agents de force d’intervention de la police rentre en scène en tirant pour disperser les protestataires. Ces derniers se retrouvent dans l’obligation de rentrer à l’intérieur de l’hôpital pour se protéger. Sans aucun égard pour les malades hospitalisés, et en parfaite violation des droits humains codifiés par la Convention de Genève, la police entrepris alors la poursuite des manifestants-es jusque dans les chambres et les salles d’opération, en tirant. Une douzaine d’étudiants-es furent ainsi arrêtés, les patients et personnels de santé brutalisés et intimidés.

Le 1er janvier 2004, bicentenaire de l’indépendance haïtienne, a été célébré par les officiels du pouvoir sans la participation des secteurs vitaux de la société qui, au regard de la conjoncture nationale et du caractère hors la loi du Gouvernement, ont opté pour des activités mettant à l’honneur la réflexion sur l’histoire nationale et attestant de leur refus de la dictature du régime Lavalas. L’organisation de ces festivités a une fois de plus donné l’occasion au régime en place de détourner des sommes considérables du trésor public aggravant la situation économique du pays le plus pauvre de l’Amérique.

Face à ce sombre tableau, tous les secteurs de la vie nationale sont unanimes à exiger la démission immédiate de Jean-Bertrand Aristide, la destitution du Gouvernement Lavalas et le jugement du régime. Ainsi, en différents points du territoire, des marches pacifiques, réunissant des dizaines de milliers de personnes, sont organisées. Ce malgré toutes les tentatives du pouvoir en place de réprimer les manifestants-es. Aujourd’hui 01 février 2004, défiant un communiqué complètement abject, interdisant les manifestations de rues des dizaines de milliers de femmes et d’hommes de toutes les classes sociales et de tout âges ont marché dans les rues de la capitale.

CARICOM

C’est dans ce contexte extrême difficile que la CARICOM veut intervenir. Les chefs d’Etat et de Gouvernement de la région entendent aider à solutionner la crise haïtienne. Au cours d’une dernière réunion à Kingston, Jamaïque, le 31 janvier écoulé, M Aristide a donné son accord à une série de mesure visant à sécuriser l’opposition et la société civile pour la tenue prochaine d’élections au pays. Ce n’est pas la première fois que le chef du gouvernement Lavalas s’engage en ce sens, ce, notamment vis-à-vis de la CARICOM. Nous savons que le gouvernement Lavalsas veut se maintenir au pouvoir coûte que coûte et c’est en usant systématiquement de la violence, qu’il est parvenu à date à s’accrocher au pouvoir.

Nous ne pouvons nous permettre d’être dupes ! Les communautés Caraïbéennes ne peuvent être dupes ! Les populations haïtiennes aspirent à faire triompher la démocratie, le respect des droits de la personne, de la liberté d’__expression, de la liberté de la Presse ; des droits qu’il est impossible de jouir avec la dictature d’Aristide. Nous appelons à la solidarité Caraïbéenne pour nous aider à faire triompher la justice. Nous vous demandons d’amplifier nos voix auprès des gouvernements de la CARICOM afin qu’ils ne

se prêtent au jeu de M. Aristide. Toutes les voies de négociations sont épuisées, M. Aristide à déjà clairement démontrer qu’il méconnaît tout les principes démocratiques. Les populations haïtiennes ne peuvent et ne veulent plus négocier avec M. Aristide. La CARICOM doit se rendre à l’évidence : Il n’y qu’une seule solution, la destitution et le jugement du gouvernement Lavalas !

Port au Prince le 2 février 2004

COORDINATION NATIONALE DE PLAIDOYER POUR LES DROITS DES FEMMES(CONAP)

Pour la CONAP : Myriam Merlet, ENOFANM



 

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